L’humidité dans les murs constitue l’un des problèmes les plus répandus dans le bâti bourguignon. Les maisons en pierre calcaire de la Côte-d’Or, les constructions en granit du Morvan et les immeubles anciens de Dijon, Auxerre ou Nevers sont exposés aux remontées capillaires, aux infiltrations latérales et à la condensation. L’expertise identifie la cause exacte du désordre pour éviter les traitements inadaptés.
Les causes d’humidité propres au bâti bourguignon
Les remontées capillaires affectent les constructions dépourvues de barrière étanche entre les fondations et les murs. L’eau du sol migre par capillarité dans les matériaux poreux (pierre, mortier de chaux) et provoque des auréoles, des salpêtres et des décollements d’enduit en partie basse des murs. Ce phénomène touche particulièrement les rez-de-chaussée des maisons vigneronnes de la côte de Beaune et de la côte de Nuits.
Les infiltrations latérales surviennent lorsque les murs enterrés ou semi-enterrés ne disposent pas d’un drainage extérieur efficace. Les caves voûtées, caractéristiques des villages viticoles bourguignons, présentent souvent des suintements en période de pluie. Le sol argileux de certains secteurs (Bresse, Val de Saône) amplifie le phénomène en retenant l’eau au contact des murs.
Les traitements adaptés
L’expert préconise le traitement en fonction de la cause identifiée :
- L’injection de résine hydrophobe dans les murs pour stopper les remontées capillaires
- La pose d’un drain périphérique autour des fondations pour évacuer l’eau de ruissellement
- L’amélioration de la ventilation intérieure (VMC, grilles d’aération) pour réduire la condensation
- La réfection des enduits extérieurs avec un mortier à la chaux, perméable à la vapeur d’eau, adapté aux murs en pierre
Le coût du traitement dépend de l’ampleur du problème. Une injection de résine coûte entre 50 et 150 euros le mètre linéaire. Un drainage périphérique complet revient entre 100 et 200 euros le mètre linéaire. L’expertise préalable, facturée entre 300 et 800 euros, évite les dépenses inutiles en traitements inadéquats et protège la valeur du bien sur le marché bourguignon.









