La Bourgogne abrite des massifs forestiers étendus : la forêt du Morvan, le Châtillonnais (l’une des plus vastes chênaies de France), les forêts de Saône-et-Loire et de la Nièvre. L’expertise forestière évalue la valeur d’un boisement en fonction de la surface, des essences plantées, de l’âge et de la densité du peuplement, de la qualité du bois sur pied et de l’accessibilité des parcelles pour l’exploitation.
Les critères d’évaluation
La valeur d’une forêt se décompose en valeur du sol (fonds) et valeur du peuplement (superficie). Le sol forestier se négocie entre 500 et 2 000 euros l’hectare en Bourgogne. La valeur du peuplement dépend de l’essence : le chêne sessile de qualité, abondant dans le Châtillonnais, atteint des prix élevés en raison de la demande de la tonnellerie bourguignonne et de la menuiserie. Le hêtre, le pin Douglas (très planté dans le Morvan depuis les années 1960) et les résineux complètent la palette.
L’expert inventorie les arbres par essence, par diamètre et par hauteur. Il estime le volume de bois sur pied et applique les prix de marché du bois correspondant. Un peuplement de chênes de 100 ans en futaie régulière vaut nettement plus qu’une plantation de Douglas de 30 ans, même si le volume de bois au mètre cube diffère peu.
Fiscalité et gestion forestière
La propriété forestière bénéficie d’un régime fiscal avantageux en France :
- Exonération de 75 % de la valeur des forêts pour le calcul de l’IFI, sous conditions de gestion durable
- Abattement de 75 % sur la valeur transmise en donation ou succession, avec engagement de gestion sur 30 ans
- Le dispositif DEFI-Forêt (investissement forestier) ouvre droit à un crédit d’impôt pour les travaux de reboisement
- Les revenus de la vente de bois sont imposés au régime forfaitaire agricole dans la plupart des cas
Le plan simple de gestion (PSG) est obligatoire pour les forêts de plus de 25 hectares. Il conditionne l’accès aux avantages fiscaux et prévoit les coupes et les travaux sur une période de dix à vingt ans. L’expert forestier accompagne le propriétaire dans la rédaction de ce document et l’évaluation du potentiel de production.









